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Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /2009 22:31
Un article de Libé nous apprend cette info essentielle :

Apple organise l'hystérie pour son premier «Store»
parisien
.

Et l'on apprend que 1500 personnes faisaient déjà la queue avant l'ouverture du magasin, dont une quinzaine de fanatiques qui avaient passé la nuit devant les portes pour être les premiers à bénéficier de la Hola d'accueil programmée par la direction du magasin dans le cadre de l'organisation de l'"événement". Une vidéo jointe à l'article nous montre l'interview de ces quelques sectataires qui parlent précisément d'une forme de religion et d'église de substitution avec une auto-satisfaction béate tout en vénérant le pdg milliardaire Steve Jobs comme un Guru philanthrope. On en reste confondu d'incrédulité. Et pourtant ça existe.
Pitoyable spectacle que ces accrocs à la consommation, pauvres victimes de l'aliénation marchande. Ils ont peur de quoi ? Que leur nouveau petit magasin à soutirer du fric s'envole pendant la nuit ? A l'heure ou l'on débat justement de la remise en question du système mortifère de l'hyper-consommation ce spectacle est tout simplement affligeant. Il me rappelle ces moutons pavloviens qui se gelaient les burnes sur le trottoir des Champs-Elysées pour avoir l'honneur d'être les premiers à se faire arnaquer en bouffant de la dinde congelée aux hormones lors de l'ouverture de "Planet Hollywood". Ou encore ces zombies victimes du marketing qui faisaient la queue une nuit complète pour être parmi les "heureux" premiers possesseurs de la PS2, contribuant ainsi au racket de Sony qui organise sciemment la pénurie pour stimuler ses ventes à prix prohibitifs. On pourrait aussi rappeler les scènes d'hystérie qui avaient suivi la mise en vente chez H&M d'articles en quantités limitées estampillés Karl Lagerfeld et qui avaient donné libre cours à des scènes dantesques de crêpage de chignons entre clientes trés CSP+...
Ce genre de scène, une fois de plus, me fait douter du genre humain et de sa capacité à s'élever vers un minimum de sagesse.
Le système, malgré la crise structurelle actuelle, a encore de beaux jours devant lui.
Rendons-donc un service à ces malheureux : qu'on leur offre La Boétie gratuitement avec l'achat de leur E-book.
Par Zlotzky - Publié dans : Résignation
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 22:25
Et voilà ! Ca devait arriver tôt ou tard. Sous prétexte de "relooking" et de meilleures prestations voilà que mon hébergeur, Overblog pour ne pas le nommer, pollue désormais tous ses blogs, et donc le mien, par des pubs de merde (pardonnez le pléonasme mais cette insistance grossière m'est inévitable tant mon ire est grande).
C'est à peine si j'ose encore ouvrir mon blog tant l'angoisse de découvrir en haut de page ces étrons de la modernité, ces chancres du "réalisme" économique, ces pustulences marketing, me désole, me révulse et me fout en rogne.
Que puis-je faire ? Fermer ce bog qui ne sert de toute façon à rien (mais ce n'est pas une raison !) ? En ouvrir un autre chez un autre hébergeur non encore contaminé ? Créer mon propre site ? C'est que je n'ai pas beaucoup de temps à consacrer à une construction technique qui en demande justement beaucoup.
Il va pourtant bien me falloir réagir. Je vis déjà avec suffisamment de contradictions comme ça sans qu'on m'en rajoute d'autres que je pourrais aisément éviter.
Question de principe.
Par Zlotzky - Publié dans : Rage
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Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /2008 00:34

En ce 40ème anniversaire de mai 68 – on adore en France les commémorations - les médias font une nouvelle fois étalage de l’immuabilité de leurs us et coutumes.

Il devient quasi impossible d’échapper aux plateaux avec leur cohorte d’invités sans surprises qui ressassent jusqu’à plus soif leurs exploits d’antan dans des discours interchangeables resservis ad nauseam sur chaînes télé, radios et presse écrite.

La brochette des anciens maoïstes et gauchistes recyclés bobos socio-libéraux aux comptes en banque à cinq zéros – les BHL, Glucksmann, Cohn-Bendit et consorts – viennent donc faire la leçon au bon peuple sans oublier tout de même (faut pas déconner !) de s’en prendre gentiment à Sarkozy pour sa condamnation grossière de l’influence de mai 68. Faut bien entretenir l’illusion d’un semblant de subversion pour préserver un minimum de crédibilité.

C’eût été probablement trop demander aux médias de seulement imaginer inviter des acteurs de 68 sortis de l’anonymat du peuple qui survit hors du périmètre de St Germain des Prés.

On eût pu naïvement croire que rechercher quelques ouvrières provinciales qui avaient mené des grèves parfois très dures pour leur demander leur point de vue, raconter leur expérience et témoigner de l’enseignement qu’elles en avaient tirer avec le recul eût pu miraculeusement effleurer l’imagination des responsables de rédactions…

Il n’en est visiblement rien. Mais il n’est pas encore interdit d’espérer. Il paraît que ça aide à vivre.

Par Zlotzky - Publié dans : Humeur
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 00:47

Dans un éditorial de « Challenge » Denis Kessler, ancien N° 2 et idéologue du MEDEF, s’en prenait aux programme social du CNR (Conseil National de le Résistance), base fondatrice de l’ensemble de l’édifice social français contemporain, qu’il conviendrait, selon lui, de « réformer » d’urgence (comprendre : détruire).

Se reporter à ce sujet sur les commentaires avisés de Jérôme Pélissier qui conclut son article par quelques citations pour le moins édifiantes dont je ne peux résister au plaisir de restituer ci-dessous la paire gagnante :

Richard Liscia, rédacteur en chef du Quotidien du médecin :
 «  Même les gens âgés doivent participer à la production nationale (…). Si nous étions extrêmement cyniques, nous dirions que le moment arrive où, du point de vue de la dépense publique, il vaudrait mieux que meurent les gens qui veulent rester oisifs »

ou l’économiste Alain Cotta, qui « compte tenu de l’augmentation abrupte du coût de maintien en vie de [la] population du 4e âge », songe à « une sorte d’autorégulation organisée par la société qui (créerait) une fonction sociale : donner la mort ».

On y arrive enfin et les masques commencent à tomber. Si Richard Liscia s’encombre encore d’une vague pudeur culpabilisante en se réfugiant  sous la formule « si nous étions extrêmement cyniques… », Alain Cotta lui, ne s’embarrasse pas de ce genre de réserve et annonce clairement la couleur. En bon économiste rationnel Cotta considère les populations retraitées comme autant de charges insupportables qui plombent les bilans et donc limitent les profits. Il convient donc d’éliminer ces charges inutiles qui coûtent une fortune et ne rapportent rien.

Mais à y regarder de plus prés, et en toute logique si l’on s’en tient cette fois à la phrase de Liscia qui parle des « gens qui veulent rester oisifs », ce ne sont pas seulement les vieux qui seraient concernés mais donc tous ceux qui « veulent rester oisifs ». C’est à dire tous les improductifs tels que chômeurs, SDF, handicapés, prisonniers ou autres marginaux du système économique, qui, c’est bien connu, « veulent rester oisifs ».

Eh bien on va leur montrer, à tous ces oisifs, ce que c’est que le néo-libéralisme économique tel qu’il se préfigure à l’aube de ce siècle. Il va falloir qu’ils comprennent rapidement que nous devons faire face à des armées de Niakoués innombrables qui vont bientôt nous bouffer tout crus et qu’il n’est pas admissible que des pans entiers de nos populations outrageusement privilégiées continuent à se la couler douce en s’engraissant aux dépends des forces vives de la nation. On a assez rigolé comme ça, « il est temps de siffler la fin de la récréation » comme le disait le Baron Seillières qui en connaît un rayon en matière de subventions.

Réduire ou supprimer les aides sociales diverses n’est plus suffisant. Il est grand temps de passer à l’étape suivante et d’afficher notre détermination. Du social nous ne conserverons donc qu’une « fonction », celle de « donner la mort », comme le dit si bien Cotta.

Cela rappelle le film "Soleil vert" qui date déjà d'une bonne trentaine d'années et dans lequel on euthanasiait les populations âgées surnuméraires pour faire face à un excédent démographique.

Les improductifs sont donc en passe de constituer une simple variable d’ajustement sur laquelle les dirigeants pourront peser pour présenter un bilan positif, un budget équilibré, une dette publique réduite à néant et conséquemment des charges sur les entreprises réduites à leur plus simple expression.

Peut-être juste une modeste contribution pour le financement de la production de masse des injections létales ? 

 

 

 

 

Par Zlotzky - Publié dans : Rage
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Vendredi 27 juillet 2007 5 27 /07 /2007 22:54

Ainsi la préfecture des Bouches du Rhône vient de prolonger les dérogations permettant à « la plus grande zone commerciale de France » (on a les records qu’on peut) d’ouvrir les dimanches. Saluons comme il se doit cette remarquable avancée volontariste dans la modernité.

Ne reste plus désormais qu’à ouvrir aussi les lundis (c’est vrai quoi ! La plupart des magasins restent scandaleusement clos les lundis, que l’on mette vite fin à cet insupportable encouragement à la fainéantise généralisée !) Et surtout ne nous arrêtons pas en si bon chemin, luttons maintenant pour une ouverture 24h sur 24, comme aux States. Et pis tant qu’on y est bradons ces foutus CDI, contrats archaïques pour paresseux congénitaux contaminés par des décennies de terrorisme bolchevique. Revenons aux bons vieux contrats de gré à gré où la camionnette patronale pointait quotidiennement dans une aube socialement prometteuse pour collecter quelques manants sur la place du village pour une journée de 14h rétribuée de quelques piécettes.

Et pis faut bien satisfaire la demande, d’après un sondage paraît que  70% des con-sommateurs dominicaux affirment qu’ils n’achèteraient pas en semaine ce qu’ils achètent le dimanche. Etonnant. J’imagine le fion moyen subrepticement sondé :

« Monsieur, que feriez-vous si votre magasin n’ouvrait plus le dimanche ?

- Bah c’est clair, moi je refuserais d’acheter ma camelote si on m’obligeait à le faire en semaine ! »

Qui sont donc ces gens qui refuseraient d’acheter en semaine ce qu’ils achètent le dimanche ? Et qu’achètent-ils de si mystérieux ?

La con-sommation a des raisons que la raison ignore…

 

 

Zlotzky, consommateur les jours ouvrés.

Par Zlotzky - Publié dans : Actualité
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