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Vendredi 14 avril 2006

PAC

Curieusement, alors que les médias et les aigris défaits par la victoire du « non » nous promettaient une offensive sans précédent de la perfide Albion, les récentes déclarations de Blair, loin de s’afficher comme un pensum ultra-libéral (ce qui eut été par trop grossier d’un point de vue de stricte tactique politique), ont au moins le mérite de poser un certain nombre de questions de fond quant aux finalités de la politique européenne. Et de la PAC plus précisément.

 

 

 

Car s’il est un paradoxe particulièrement symbolique de la politique de l’UE, c’est bien la PAC qui le caractérise le mieux. En effet, la PAC est à ce jour la seule véritable politique authentiquement européenne. Il n’est aucun autre domaine économique, politique ou culturel où les mécanismes communautaires ont été techniquement menés aussi loin. Qui plus est, cette politique – au moins jusqu’ à une période récente, n’avait strictement rien de libéral, bien au contraire, puisqu’elle abreuvait les agriculteurs de subventions publiques, tant nationales qu’européennes, dont les agriculteurs français étaient (et sont toujours) les premiers à en tirer bénéfice. Dans l’absolu, on pourrait se réjouir d’un tel exemple emblématique qui viserait à protéger une catégorie de la population tout en maintenant une volonté d’autonomie agricole. Mais lorsque l’on regarde les choses de plus prés on s’aperçoit que le système est totalement absurde, injuste, et écologiquement aberrant.

 

 

 

On ne saurait donner tort à Blair de faire ressortir l’hypertrophie du budget agricole dans le budget européen (les fameux 40% qui frisaient presque les 50% il y a encore peu), surtout si on le compare au budget de la recherche ou plus simplement de n’importe quel autre budget. Je ne me fais évidemment pas d’illusion sur les arrières pensées Blairistes dont les conceptions économiques sont toutes basées sur la mise en compétition systématique de tous les acteurs sociaux et économiques, quelque soient les inégalités flagrantes de leurs moyens respectifs. Néanmoins, le fait de jeter un pavé dans la mare et de poser la question de la PAC est une opportunité de débat politique à saisir, n’en déplaise à la France et à Chirac.

 

 

 

Historiquement, le subventionnement de l’agriculture française a été principalement obtenu par le biais d’une négociation entre la France et la RFA. Cette dernière voulait faciliter l’écoulement de ses produits en échange d’une contribution budgétaire au profit des agriculteurs français. Bien entendu, beaucoup d’eau (nitratée) a coulé depuis sous les ponts.

 

 

 

Rappelons en quelques mots que les subventions agricoles concernent moins de 5% de la population active et que 80% d’entre elles vont aux 20% les plus riches. Elles constituent donc un encouragement implicite à l’agriculture productiviste, la plus polluante et gourmande en besoins aquifères et phytosanitaires. Ce n’est que tout récemment (environ 2 ans si je me souviens bien) qu’une partie de la PAC a été revue en fonction de (timides) critères environnementaux et d’aides de soutien aux revenus plutôt qu’en aides indexées à la production. Les agriculteurs français ont évidemment été les 1ers à s’opposer à ce genre d’évolution (Il aurait d’ailleurs été amusant de constater quelle aurait été leur réaction si cette réforme avait été signée par un gouvernement de gauche…). Bien entendu ce subtil changement d’aide aux revenus ne change pas grand-chose dans les faits puisque le calcul des dits revenus est proportionnel au niveau de production. La forme a évolué, le fond reste globalement le même. Passons…

 

 

 

En outre, Les premières victimes collatérales de ce système (qui sévit non seulement dans l'UE mais dans tous les pays riches, USA en tête) sont les pays pauvres, pas ou peu industrialisés, où le secteur agricole est prépondérant dans la balance commerciale et la recherche de devises par l'exportation. Les effets pervers de ce système sont en même temps aggravés par les taxes douanières de l'UE (jusqu'à 250% sur certains produits) qui finissent de facto par interdire toute entrée des produits agricoles des pays pauvres sur le sol occidental. On n'a guère idée des conséquences dramatiques que ce protectionnisme entraîne étant donné que, à l'inverse de l'agriculture occidentale hyper mécanisée et peu pourvoyeuse d'emplois, l'agriculture des pays pauvres constitue le plus souvent le premier secteur d'emplois de masse et l'unique moyen de survie des populations. Certes, l’objectif de l’autonomie agricole devrait, là comme ailleurs, être leur premier souci, mais la possibilité d’exporter leurs produits devrait  néanmoins leur être facilitée.

 

 

 

Mais au-delà de cet aspect économique totalement inique, s'ajoute un véritable désastre écologique. L'incitation productiviste conduit à des pratiques agricoles particulièrement néfastes pour l'environnement qui se traduisent par un dopage accru des sols et à un appauvrissement assez rapide de leur fertilité qui exige donc à nouveau un recours toujours plus massif d'intrants pour compenser cette perte. Les besoins en eau sont sans cesse plus exigeants (d'autant que les subtilités de certaines subventions font qu'on encourage, par exemple, la culture du maïs, plante particulièrement gourmande en eau et favorisant l'érosion des sols) et ces nappes phréatiques toujours d'avantage mises à contribution (à des tarifs scandaleusement bas) subissent de graves et quasi irréversibles pollutions chimiques en tous genres dues au drainage des produits phytosanitaires ou des lisiers d'élevage hors sols par les pluies. Les Bretons savent bien de quoi je parle, eux qui ne peuvent même plus boire l'eau du robinet.

 

 

 

La PAC n’a pas besoin d’une réforme, elle a besoin d’une révolution. Non pas une révolution libérale qui viserait à livrer l’agriculture au seul jeu du libre-échange en supprimant toute forme de subventions – ce qui est l’objectif inavoué de Blair et de ses thuriféraires - mais une révolution qualitative qui préservera l’autonomie agricole de l’UE tout en respectant scrupuleusement des cahiers des charges environnementaux très stricts et en se donnant les moyens de contrôle nécessaires à la mesure d’une telle ambition. Le redéploiement des subventions devra s’établir à l’aune de cette philosophie en permettant l’existence des petites exploitations qui sont aujourd’hui – et depuis des lustres – les premières victimes de la PAC.

 

 

 

De ce point de vue, tout débat visant à sa remise en question sera le bienvenu. Et sans attendre 2013.

Zlotzky, qui sait aussi parfois être sèrieux.

 

 

 

par Zlotzky publié dans : Actualité
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Vendredi 14 avril 2006

Les JO à Paris ? Manquerait plus que ça ! Déjà que les Franciliens ont dû supporter la hideuse implantation de Mickey Land à Marne La Vallée avec toutes les nuisances écologico-culturelles induites, il faudrait maintenant qu’ils se coltinent les JO de 2012 ! Dans une agglomération déjà totalement sclérosée et en proie à de monstrueux embouteillages quotidiens il faudrait maintenant que l’été 2012 soit encore d’avantage pollué par le déferlement d’armées d’athlètes stéroïdés et sponsorisés par les multinationales du dopage industriel et des délocalisations à bas coûts qui vont exploser leur matraquage publicitaire, le tout sous les vivats chauvins et unanimistes s’extasiant quotidiennement de la belle et saine compétition sportive. Sans parler de Chirac qui n’attend que ça pour tenter de se refaire une santé politique. Une raison suffisante à elle seule pour souhaiter l’échec de ces JO.

 

 

 

Voici donc une nouvelle fois un motif d’union sacrée nationale dont les médias n’ont pas fini de nous rebattre les oreilles. J’entends déjà les spéculations économiques enthousiastes que l’événement ne va pas manquer de susciter ; « mais ça va créer des emplois Monsieur ! Dans un pays qui compte 10% de chômeurs une telle opportunité ne se refuse pas »

 

 

 

Haro sur les éternels rabat-joie qui vont timidement oser s’opposer à cette grande messe nationale où toute critique sera vilipendée, toute opposition bannie, toute indifférence suspecte. Vous êtes tenus d’accueillir l’événement avec l’allégresse qui lui sied.

 

 

 

Rompez.

 

 

 

par Zlotzky publié dans : Et puis quoi encore ?
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Vendredi 14 avril 2006

CO2

Tous les gouvernements français successifs se targuent des « performances » françaises dans le respect des objectifs de Kyoto, « performances » dues uniquement au fait que la France possède le plus gros parc d’énergie nucléaire du monde. Ainsi le CO2 épargné en amont, par une alchimie technico-économique épatante, se trouve donc converti en barils vitrifiés de plutonium dont on ne sait que foutre. Pas grave, ce léger inconvénient n’est pas pris en compte dans le protocole de Kyoto et puis il sera toujours temps d’en reparler dans 40000 ans. Nous disposerons peut-être encore, à cette époque, d’un ministère de l’écologie aussi efficace que celui qui sévit actuellement et qui vient encore de manifester sa redoutable vigilance en matière environnementale à l’occasion du débat sur la nouvelle loi sur l’eau supposée dépolluer nos rivières et nos nappes phréatiques. « Le Canard Enchaîné » nous apprend ainsi que le ministre de l’environnement, main dans la main avec son collègue de l’agriculture (traditionnellement un modèle d’audace en matière d’écologie) vient de concocter une modification des lois relatives à l’élevage intensif, redoutable producteur de nitrates, phosphates et autres ammoniaques, qui ont la fâcheuse tendance à se retrouver dans les nappes phréatiques et à générer une surproduction d’algues vertes parasites et nauséabondes bien connues des côtes bretonnes. Histoire, donc, de remédier à ce fâcheux problème, notre ministre de l’écologie vient d’assouplir les règles d’augmentation des cheptels concentrationnaires jusqu’ici soumises à de timides autorisations préfectorales supposées être accordées après études sur l’impact environnemental. Bien que ces autorisations ne se résumaient dans la plupart des cas qu’à de simples formalités tant la trouille préfectorale de se mettre à dos le lobby agricole était grande,  elles avaient au moins le mérite d’exister et de servir de base juridique en cas de contestation.

 

 

Ainsi un poulailler industriel de 20000 volatiles pourra-t-il désormais passer à 35000 sans que personne ne puisse légalement s’y opposer. Le même poulailler ou une usine à porcs pourra aussi désormais s’implanter à 50 mètres d’un gîte rural (contre 100 aujourd’hui) et étendre son lisier jusqu’à 10 mètres d’un puits de forage (contre 35 aujourd’hui)

 

 

Rappelons que la réglementation actuelle était déjà une des plus laxistes d’Europe et qu’elle était souvent violée quotidiennement dans l’impunité la plus totale. Au moins désormais sera-t-elle plus en conformité avec la réalité du terrain.

 

 

Mais moi dans tout ça ? Que fais-je donc pour m’efforcer de mettre en pratique le protocole de Kyoto ? Promis-juré ! Je veille scrupuleusement à ne pas laisser le robinet couler lorsque je me brosse les dents et je n’utilise que de l’eau froide…

Zlotzky, hygièniste non frileux

 

 

 

par Zlotzky publié dans : Actualité
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Vendredi 14 avril 2006

Un autre monde est probable.

Quoiqu’il advienne, il s’imposera d’une manière ou d’une autre, soit parce qu’on aura contribué de façon volontariste à l’échafauder dans le sens humain et responsable ou nous le souhaitions – et l’espoir sera au rendez-vous - soit parce qu’il s’imposera de lui-même comme l’aboutissement inéluctable d’une logique de chaos, comme mû par une loi physique qui fait qu’à l’instant T la poutre rompt sous la charge. Et tombe dans le vide.

La logique du système (une logique intrinsèque totalement non maîtrisée) est telle qu’elle entraîne la planète entière dans une fuite en avant inexorable dont l’issue ne pourrait qu’être dramatique. Car issue il y aura. A n’en pas douter. Le tout est de savoir laquelle. C’est la fameuse histoire du type qui tombe d’un gratte-ciel et qui, au fur et à mesure que défilent les étages, répète : « jusqu’ici tout va bien ».

Les symptômes les plus probants du dérèglement planétaire, outre l’aspect social et humain, sont très certainement d’ordre environnemental. Les alertes lancées périodiquement par de nombreux scientifiques sont désormais bien connues mais restent jusqu’à présent sans aucun effet et ce n’est pas la supposée application du protocole de Kyoto qui y changera grand-chose.

Mais finalement, quelle est la cause fondamentale de ces dérèglements si ce n’est le modèle de développement dominant, basé sur le productivisme et l’hyperconsommation (certes très inégalitaire) et leurs inévitables corollaires : le gaspillage, le pillage des ressources naturelles, l’accumulation des déchets et des pollutions exponentielles auxquels il faut ajouter l’immense entreprise d’abrutissement général (média, pub, warketing…) au service de l’asservissement collectif à un mode de vie pernicieux ?

Or, pour perdurer et se propager, ce « modèle » de développement doit impérativement s’appuyer sur un modèle de consommation qui est globalement celui des classes moyennes occidentales. Et pour que ce modèle soit non seulement accepté mais revendiqué, il a fatalement besoin d’armées de consommateurs conditionnés, réceptifs aux dernières nouveautés que l’on se doit de posséder en procurant une illusion de distinction sociale factice et de modernité fantasmée. Bref, le système a besoin de complices objectifs, conscients ou non, dont il acceptera les critiques pourvu qu’elles restent accessoires, latérales – voire « constructives » - et qu’elles ne remettent pas fondamentalement en cause l’existence même du système.

Si cet autre monde a pour ambition de réduire les énormes inégalités à l’échelle planétaire et d’enrayer les fatales atteintes à l’environnement, alors le débat sur le modèle de développement est incontournable. Pour dire les choses clairement il est totalement vain d’imaginer étendre le modèle de développement à l’occidentale au reste de la planète. Ce serait, selon les quelques prospectives simulées par certains économistes, tout simplement une catastrophe à laquelle le Monde ne survivrait pas. Ou tout au moins les mammifères qui la peuplent. A moins de trouver 3 ou 4 planètes de rechange qu’on accrochera à la Terre pour y puiser de nouvelles réserves.

La question qui m’intéresse aujourd’hui particulièrement est donc celle du rééquilibrage entre le Nord et le Sud dans l’acception géopolitique du terme et non pas celle qui consiste à imaginer des solutions qui permettraient aux pays du Sud de suivre la voie des pays occidentaux pour rattraper leur « retard » rapidement.

Autant la satisfaction des besoins fondamentaux (gestion de l’eau potable, santé, éducation, agriculture autonome …) des pays du Sud me paraît réalisable – et même assez rapidement si la volonté politique est au rendez-vous (voir les rapports du PNUD) – autant la remise en question du modèle de développement occidental me paraît autrement plus problématique de par son emprise profonde dans les esprits qui l’ont socialement et subjectivement intégré. Car il faut bien être conscient que si les populations des pays du Sud ont globalement plus à gagner qu’à perdre, les populations du Nord, elles, ont globalement plus à perdre qu’à gagner.

Dans cet autre monde possible, le système productiviste consumériste ne peut qu’être aboli au profit d’un système nécessairement plus austère, économe, plus solidaire mais aussi plus culturel, ou tout simplement plus cultivé. J’utilise à dessein des adjectifs un peu provocateurs (mais aucunement péjoratifs dans mon esprit) afin de susciter d’immanquables réactions. J’aurais pu aussi parler de monde plus solidaire constitué d’individus plus éduqués et autonomes. Un tel monde se doit naturellement d’encourager les progrès scientifiques, non plus comme vecteur du productivisme et de la consommation de masse mais pour les mettre au service de modes de production totalement repensés et non guidés par l’éternelle obsession de l’accumulation du capital comme une fin en soi.

Penser global, agir local.

Ce mot d’ordre de ralliement est assez bien trouvé mais quelles orientations précises recouvre-t-il ? J’y verrais bien personnellement un système basé sur des entités géographiques économiquement autonomes – ou en partie – ouvertes sur l’extérieur mais qui ne chercheraient pas – pour prendre un exemple emblématique et elliptique - à importer en plein hiver des haricots verts d’Afrique alors qu’il suffit d’attendre l’été pour les produire sur place. Les Africains pourront ainsi privilégier leurs propres cultures vivrières et l’on économisera d’impressionnantes quantités d’énergie. Et tant pis pour le Capital.

Zlotzky, qui ne croit même pas ce qu'il écrit...

par Zlotzky publié dans : Ah ! ah !
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Vendredi 14 avril 2006

S’il est un aspect particulièrement réjouissant de la victoire du « non », c’est certainement la baffe magistrale infligée aux médias. Quel bonheur ! Pour un peu j’en deviendrais presque optimiste…

 

 

En effet, malgré l’indécente débauche de tous les moyens dont disposent les marchands de canons et les puissances financières qui dirigent les médias, malgré la mobilisation de tous les instants des troupes d’élite des chroniqueurs patentés qui font l’opinion dans ce pays, malgré le matraquage systématique et permanent, malgré les dompteurs idéologiques sur le pied de guerre dés potron-minet sur ondes radio et télévisuelles, malgré les injonctions sans appel et les mises en garde quotidiennement étalées dans d’unanimes et sentencieux éditoriaux, malgré la culpabilisation et la menace, malgré tout cela donc, celle que l’on avait pris coutume de nommer avec un mépris condescendant « la France d’en bas », vient d’infliger un camouflet salutaire aux élites salonnardes urbanisées. Réjouissant !

Comment ? Qui sont donc ces insolents qui osent voter d’une manière aussi absurde ? Ce n’est pourtant pas faute de les avoir instruits, on a vraiment fait tout ce qu’on a pu pour ça, et avec l’ensemble des fantastiques moyens dont on disposait, on n’a vraiment pas regardé à la dépense – une vraie débauche ! – Mais voila, rien n’y a fait ! Z’ont quand même rien compris ! A vous dégoûter du suffrage universel ! Eh oui, faut comprendre, rien n’est plus jouissif pour les prélats du système qui en tirent tous les avantages, que de parvenir à convaincre la majorité des asservis de la nécessité de perpétuer ce système, de les convaincre qu’il est le meilleur pour eux et de susciter leurs bulletins de vote. Ca vous donne un air de légitimité populaire qui cloue le bec aux contestataires et autres empêcheurs de profiter en rond. Seulement voila, à la longue ce genre de bluff finit par se révéler pour ce qu’il est vraiment : du bluff justement. L’illusion discursive finit tôt ou tard par être étouffée par le principe de réalité.

 

 

Ah ! Les éditoriaux vengeurs et acrimonieux de July dés le 30 mai, ah ! Les chroniques menaçantes de Guéta sur France Intox, ah ! Les réactions ulcérées de Colombani dans le Monde ! Ah ! Les pontifiantes et outrancières leçons de morale de Val dans Charlie hebdo (un journal qui n’est plus que l’ombre de son passé). L’amertume et le mépris des Imbert, Joffrin, BHL et consorts ! Un régal du genre !

 

 

Ecoutez-les maintenant railler et culpabiliser les manants qui ont osé s’opposer à leurs saintes paroles, regardez-les tenter de les assimiler à d’odieux xénophobes, passéistes, frileux, étatistes, nationalistes et incultes. Ne devrait-on pas, finalement, remettre en question le suffrage universel si c’est pour en faire un tel usage ? Il s’agit de donner une leçon à la plèbe. Et sans tarder. Vont voir ce qu’ils vont voir. Ils trouvaient le traité trop libéral ? Vont être servis avec le boulevard ouvert aux anglais pour la direction de l’Europe ! Bien fait ! Z’avaient qu’à voter comme on leur avait dit.

 

 

Délocalisez-moi ça sans tarder ! Qu’on se retrouve enfin entre gens fréquentables…

 

 

par Zlotzky publié dans : Humeur
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