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Lundi 23 avril 2007

Si l’on s’en tient aux résultats du 1er tour des présidentielles la totalité des voix de gauche, au sens large mais revendiqué comme tel, atteindrait 36% des voix. 36%… Et encore faut-il bien être conscient que ces 36% regroupent une grande diversité de composantes sociologiques ainsi que des interprétations très hétérogènes sur la conception de ce qu’est ou devrait être « la gauche ». Mais ce n’est vraiment pas le moment de faire la fine gueule, d’aller chercher des poux dans les bacchantes de Trotski ou des stock options cachés dans les portefeuilles des sociaux-démocrates. 36%… Rien de plus et on n’oublie personne. On a même inclut tous les écolos avec. Allez, pas de détails, on peut plus se permettre.

 

Certains argueront qu’on pourrait peut-être ajouter une partie des 18% de Bayrou, ne serait-ce que 5% peut-être… Ah bon ? 5% d’électeurs qui ont voté Bayrou parce qu’ils trouvaient Royal trop à gauche ? Faut peut-être s’arrêter là. On veut bien essayer de racler les fonds de tiroirs pour ne pas avoir l’air trop ridicules mais quand même. Y a des limites. Donc 36%. Restons en là, l’éventail est déjà très large.

 

Ca veut dire que les 64% restants sont de droite ou d’extrême droite. Ca laisse songeur. Et ce avec un taux de participation historique, donc très représentatif.

 

Personnellement voilà déjà bien longtemps que j’ai compris que j’appartenais à une minorité de pensée et qu’il me faudrait toujours accepter une pesante impression de solitude. J’en ai fait mon deuil. C’est acquis. Je fais avec. Il n’y a pas 50 solutions. Soit je me flingue (mais je n’ai pas d’arme chez moi), soit j’entre dans la clandestinité au sein d’une organisation terroriste (genre on tuera tous les affreux) pour répandre le mal gratuitement et me venger d’au moins les 2/3 de la population, soit je ne fais rien du tout et je continue ma banale petite existence en m’efforçant simplement de maintenir un minimum de distance philosophique vis à vis de mes bien-aimés congénères et chers compatriotes.

 

J’en reste aujourd’hui à cette dernière option (on ne saurait parler de solution), la plus confortable mais aussi la plus humaine.

 

Je nourris tout de même l’espoir qu’avec le nain névropathe à l’Elysée cela devrait nous promettre de belles luttes sociales en perspective car les acteurs sociaux les plus dynamiques sont parmi les 36% et on peut peut-être compter sur eux pour contribuer à accélérer les infarctus des militaires en retraite de la Côte d’Azur.

 

Mais d’une façon plus générale j’en suis arrivé à me dire que rien ne saura changer autrement que dans la douleur et que seule la pédagogie des catastrophes pourra finalement faire bouger le statu quo. Mais il sera peut-être trop tard.

 

 

 

Zlotzky, apologiste de la morosité perpétuelle

par Zlotzky publié dans : Désespoir
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Lundi 23 avril 2007

Ils ont voté et puis après… chantait Ferré. Je ne sais pas pourquoi mais l’une des 1ères choses qui me vint à l’esprit après le résultat du 1er tour des présidentielles fut une irrépressible envie d’écouter cette chanson du vieux Léo que je n’avais plus entendue depuis des lustres. Un peu comme un appel physiologique, un instinct de survie ou plus simplement une bouffée d’air frais pour tempérer les bouffées fatalistes de mépris qui commençaient à me nouer l’estomac.

 

La fatalité justement. Elle est omniprésente dans la chanson de Ferré mais en même temps on sent bien qu’il a dépassé le stade de la rancœur pour une situation de retrait prudent, légèrement alcoolisé, ça aide… Le désenchantement est chanté sur une petite musique plutôt agréable, printanière, presque primesautière, qui tranche avec l’aigreur des paroles :

 

« …et vous voudriez que je cherche la moitié d’un cul à botter, en ces temps on ne voit pas lerche, ils n’ont même plus de cul les français, ils ont voté et puis après… »

 

« C’est un pays qui me débecte, pas moyen de se faire anglais, ou suisse ou con ou bien insecte, ils sont tous con…fédérés… »

 

Merci Léo. Ca fait du bien et ça m’aidera peut-être un peu à supporter les 5 – peut-être même 10 – années pendant lesquelles il va falloir se coltiner un vampire déguisé en nain de jardin.
par Zlotzky publié dans : Désespoir
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Mardi 23 janvier 2007

Tiens ! c'est marrant, le 10 janvier dernier j'avais pondu un petit commentaire dans les forums de Libé à propos de l'escroquerie intellectuelle Nicolas Hulot (reproduit juste avant sur ce blog) que j'avais donc intitulé "la vacance de M. Hulot". J'avouerais fort humblement que je n'étais pas trop mécontent de ma formule sans pour autant en faire un objet d'autosatisfaction démesurée mais depuis ce matin, suite à la non-candidature de Hulot, il semble que la formule soit reprise dans certains médias et particulièrement dans un article de Libération

 

L'affaire n'est pas si importante qu'elle mériterait une recherche d'antériorité mais retrouver cette formule dans le même journal qui avait diffusé mon message dans ses forums une douzaine de jours auparavant est assez cocasse.

 

Mais le plus drôle c'est que le message en question a d'abord été censuré à 2 reprises par le Forum Master avant d'être finalement diffusé suite à une protestation de ma part...

 

C'était bien la peine...

 

Zlotzky, crypto-pigiste des titres de Libé

 

 

 

 

par Zlotzky publié dans : Ah ! ah !
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Mercredi 10 janvier 2007

Cette splendide unanimité sur le personnage de Nicolas Hulot est forcément suspecte et démontre simplement que le produit médiatique Hulot ne dérange finalement personne, d’où ce touchant consensus national qui lui vaut le ralliement enthousiaste et sans réserve de toutes les tendances politiques.

Il convient désormais, pour faire bonne figure et obtenir l’imprimatur populaire, que chaque candidat à la présidentielle soit dûment labellisé « conforme au pacte écologique hulotesque ». Ca ne mange pas de pain, ça n’engage à rien, et ça se limite à un récital de déclarations d’intentions très vagues que même la FNSEA ne refuserait pas dans le domaine agricole.

D’ailleurs, tout un cheptel d’entreprises connues payent même un droit de licence pour être estampillées « Ushuaïa », label détenu par TF1 à qui il rapporte 100 millions d’Euros par an, autant de gagner pour continuer à éduquer «  les temps de cerveaux disponibles » à l’écologie façon NH.

La fondation Ushuaïa est sponsorisée par EDF (Hulot ne remet pas en cause le nucléaire, mais bon, c’est ça ou la bougie…), L’oréal, TF1, les Autoroutes du Sud de la France, Tetra pak, Lafarge, Bouygues et bien d’autres, autant d’entreprises connues pour leur philanthropie et leur haute opinion de l’écologie. Il est d’ailleurs assez cocasse de voir de quelle façon ces boîtes maîtrisent l’art de la récupération du discours environnementaliste dont leurs services com’ recyclent lourdement le message pour le restituer sous la forme d’un slogan marketing qui finirait par vous faire croire qu’une inhalation quotidienne d’éther de glycol est un bienfait pour la santé.

Le Hulot se garde bien de s’aventurer sur le terrain politique dont son pacte est d’ailleurs totalement expurgé afin de ne fâcher personne. L’écologie y est considérée comme un simple vade mecum de bon sens qui transcende les clivages politiques et parfaitement compatible avec le système économique dominant qu’il ne faudrait surtout pas remettre en cause…

A part ça n’oubliez pas de fermer le robinet lorsque vous vous lavez les dents.

 

 

Pour plus de détails consultez cet intéressant article : http://www.decroissance.org/index.php?chemin=textes/hulot.htm

Zlotzky, empêcheur de pactiser en rond

 

 

 

 

 

par Zlotzky publié dans : Actualité
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Lundi 13 novembre 2006

Impayable, le commentaire entendu sur France Inter la semaine dernière (je crois que c’était le 07/11/06) à propos de l’élection de Daniel Ortega au Nicaragua ! Bien que ce dernier ait quelque peu viré sa cuti et semble atteint d’une sorte de sénilité intellectuelle qui le pousse à invoquer le pape comme référence de pensée, le commentateur - dont j’ai oublié le nom - présentait donc Ortega comme « le cauchemar de Washington » mais surtout comme « l’allié de l’URSS et de Cuba » et encore comme celui « qui a rendu la conscription obligatoire ».

On admirera le sens du raccourci de France Inter et cette façon pour le moins tendancieuse de présenter en quelques formules lapidaires celui qui symbolisait la révolution Sandiniste et la résistance aux USA et leurs marionnettes de la « contra ».

Ortega y est promptement habillé pour l’hiver et exécuté au nom du principe de précaution idéologique au cas ou quelques pauvres d’esprit s’aviseraient d’accorder ne serait-ce qu’un semblant de crédit ou un commencement de sympathie pour le personnage. Pour la bonne cause France Inter n’hésite pas à exhumer la dépouille de feu l’URSS, cadavre décomposé depuis maintenant une quinzaine d’années, et bien sûr à agiter l’épouvantail castriste, incarnation du repoussoir absolu.

Inutile de préciser aux auditeurs que si les Sandinistes se sont tournés vers l’URSS et Cuba c’était tout simplement parce qu’ils étaient les seuls à pouvoir les aider et qu’un petit pays exsangue comme le Nicaragua de l’époque ne pouvait s’offrir le luxe de refuser cette aide. L’Europe s’était quant à elle – avec sa légendaire lâcheté en matière de politique étrangère - bien gardée de contrarier le grand frère américain.

Quant à la conscription obligatoire, les auditeurs de France Inter ne sauront pas qu’Ortega y a été acculé pour avoir une chance de résister à la « Contra », massivement soutenue par les USA et financée par l’Irangate, en s’engageant dans une guerre épuisante qui fera 30000 morts et laissera le pays KO.

Mais c’eut été trop demander à la « radio de service public » de nuancer un tant soit peu sa présentation tellement partisane mais si peu surprenante.

 

 

Zlotzky, correcteur de chroniques après diffusion.

 

par Zlotzky publié dans : Actualité
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