En ce 40ème anniversaire de mai 68 – on adore en France les commémorations - les médias font une nouvelle fois étalage de l’immuabilité de leurs us et coutumes.
Il devient quasi impossible d’échapper aux plateaux avec leur cohorte d’invités sans surprises qui ressassent jusqu’à plus soif leurs exploits d’antan dans des discours interchangeables resservis ad nauseam sur chaînes télé, radios et presse écrite.
La brochette des anciens maoïstes et gauchistes recyclés bobos socio-libéraux aux comptes en banque à cinq zéros – les BHL, Glucksmann, Cohn-Bendit et consorts – viennent donc faire la leçon au bon peuple sans oublier tout de même (faut pas déconner !) de s’en prendre gentiment à Sarkozy pour sa condamnation grossière de l’influence de mai 68. Faut bien entretenir l’illusion d’un semblant de subversion pour préserver un minimum de crédibilité.
C’eût été probablement trop demander aux médias de seulement imaginer inviter des acteurs de 68 sortis de l’anonymat du peuple qui survit hors du périmètre de St Germain des Prés.
On eût pu naïvement croire que rechercher quelques ouvrières provinciales qui avaient mené des grèves parfois très dures pour leur demander leur point de vue, raconter leur expérience et témoigner de l’enseignement qu’elles en avaient tirer avec le recul eût pu miraculeusement effleurer l’imagination des responsables de rédactions…
Il n’en est visiblement rien. Mais il n’est pas encore interdit d’espérer. Il paraît que ça aide à vivre.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander